Acheter un bijou neuf, c’est alimenter une filière de production qui implique l’extraction de matières premières rares, leur transport et leur distribution. Le grand public a de plus en plus conscience de ce que son mode de consommation peut engendrer…

UNE DÉMARCHE ÉCORESPONSABLE…

L’extraction des matières précieuses (aussi bien l’or que les pierres précieuses) entraînent plusieurs types de pollutions. Tout d’abord la déforestation pour accéder à ces richesses. Mais aussi le rejet de composants chimiques dans la nature. L’exploitation aurifère industrielle a recours au cyanure et à la soude caustique, un procédé extrêmement nocif pour l’environnement. L’extraction d’une tonne d’or nécessite 150 tonnes de cyanure en moyenne. À titre de comparaison, quelques millilitres de cette substance sont déjà mortels pour l’homme. Elle nécessite par ailleurs des quantités d’eau astronomiques. En moyenne, 140 000 litres d’eau par heure sont nécessaires. Ce qui correspond à la consommation moyenne d’eau annuelle d’un foyer de trois personnes.

En résumé : 1 000 kilos de déchets toxiques et de déblais sont produits pour obtenir seulement 0,24 gramme d’or. Une bague en or produit à elle seule 20 tonnes de déchets hautement toxiques.

 

ET ÉTHIQUE !

Les petits orpailleurs utilisent du cyanure et du mercure pour extraire et lier la poussière d’or. Ce mélange est ensuite chauffé. Une fois que le métal lourd toxique s’est évaporé ne reste que l’or pur. Dans ces petites mines artisanales, rares sont les équipements fiables mis à disposition.

Outre les problèmes sanitaires que subissent les petits orpailleurs et les populations locales, l’industrie aurifère a un impact important sur l’humain. Les conditions de travail, le salaire, les accidents, les violences… Les mineurs travaillent dans des conditions très difficiles sans qu’aucune réglementation ne soit suivie. L’organisation des droits de l’homme Human Rights Watch signale aussi que le travail des enfants est largement répandu dans le secteur aurifère. Les enfants sont envoyés dans des puits étroits et lavent le minerai contenant de l’or à mains nues dans des mélanges à base de mercure.

 

UN TRÉSOR UNIQUE…

Le choix des pierres, leur poli, le travail du métal, le souci du détail… Les bijoux anciens sont la somme de savoir-faire artisanaux. Les bijoux anciens ont cette spécificité d’avoir été façonnés à la main. Ce qui veut dire que chaque détail a été vu et revu pour un rendu parfait. Des mains de ces artisans depuis longtemps disparus sont nées des pièces uniques qui ont su traverser le temps. Transmis de génération en génération, un bijou ancien a acquis toute une histoire, il est le témoin d’une époque mais aussi de vies. (S’)offrir un bijou ancien, c’est poursuivre cette histoire, en faire partie. C’est aussi détenir un morceau unique du passé. Car façonnés à la main, ils existent bien souvent en un seul exemplaire.

 

ET INTEMPOREL !

Alors bien sûr, certains bijoux sont représentatifs d’une époque en particulier : l’Art nouveau, l’Art déco, les bagues Tank… Justement chacun pourra, selon ses goûts, trouver le bijou ancien qui lui correspond le plus. Les amoureux de la nature seront sensibles aux bijoux Art nouveau. Ceux qui préfèrent les lignes sobres seront attirés par l’Art déco. Ceux qui cherchent des pièces plus importantes iront plus naturellement vers des bijoux Napoléon III. Enfin ceux qui aiment la brillance des diamants et les pierres précieuses iront vers des bijoux Belle époque.

Mais ces bijoux restent indémodables. N’oublions pas que les joailliers s’en inspirent régulièrement pour créer les collections d’aujourd’hui. Et surtout que la mode est un éternel recommencement.

 

Sources :
https://www.sauvonslaforet.org/themes/or