Broche (n.f)
Le 17ème siècle aime les broches incrustées de diamants et invente le volumineux devant de corsage, tandis que les 18ème et 19ème siècles privilégient la broche Sévigné, en forme de noeud. La mode des broches ne se démentira pas, même au début du 20ème siècle. Elle connaît son apogée en 1925, avec la naissance de l’Art déco, devenant un bijou féminin indispensable.

Cabochon (n.m)
Taille lisse et sans facette, de forme arrondie.
On la réserve principalement aux pierres présentant des inclusions, comme les émeraudes, les rubis et saphirs étoilés, ou encore aux pierres opaques. Cette taille met la couleur de la pierre en valeur, plus que son éclat.

Camée (n.m)
Pierre fine ou coquillage ciselé de façon à former une figure en relief et comportant ou non des couches superposées de couleurs différentes. Les Romains, notamment,  ont produit de remarquables camées en tirant parti des superpositions de tons de l’agate, de l’onyx, de la sardoine, etc.

Chevalière (n.f)
La chevalière ou anneau sigillaire est une bague offrant un large plateau (aussi appelé chaton) sur lequel est gravé un motif, pouvant servir de sceau afin de sceller à la cire des documents. Il pouvait s’agit soit d’initiales, soit de monogramme, soit d’armoiries ou encore une intaille…

Dormeuses (n.f.pl)
Apparues probablement au milieu du XIXème siècle, les dormeuses permettaient d’être portées de nuit afin d’éviter que les lobes ne se referment.

Figa (n.f)
Ou mano-fica (main-figue) puisqu’il s’agit d’un héritage romain conservé dans la culture populaire.
Il s’agit d’une amulette en forme de main fermée avec le bout du pouce entre l’index et le majeur. C’est un symbole de sexualité et de fertilité qui protège les mères, les femmes enceintes et celles désireuses d’avoir un enfant. C’est aussi un allié précieux contre le mauvais oeil.

Filigrane (n.m.)
Ouvrage composé de fils d’or ou d’argent, entrelacés et soudés entre eux.
Comme une dentelle de métal…

Foi (n.f)
La bague foi ou bague de promesse est un anneau comportant deux mains entrelacées. Ses origines peuvent remonter à l’anneau de “fede”, un bijou qui symbolisait un accord de confiance, un contrat, entre deux personnes. Comme pour sceller l’engagement entre deux fiancés…

Glyptique (n.f)
La glyptique est l’art de la gravure des pierres fines et de la sculpture en creux ou en relief. Elle exprime le plus souvent des sujets tirés de la mythologie, des religions ou de thèmes culturels ou symboliques.

Intaille (n.f)
Une intaille est une pierre dure ou fine gravée en creux pour servir de sceau ou de cachet. Elle peut être présentée seule ou montée en bague, sceau ou faire partie d’une parure.

Jais (n.m)
Bois fossilisé par l’action de la pression de l’eau des océans ou des mars. Le bois durci est utilisé en joaillerie pour la confection de bijoux. Il est recherché notamment pour sa couleur noire très sombre et brillante.

Micro-Mosaïque (n.f)
D’origine italienne, elles apparaissent entre la fin du 18ème et la fin du 19ème siècle. Les micro-mosaïques classiques sont montées sur des bijoux, par assemblage de minuscules plaquettes taillées dans des baguettes de verre filé ou des fragments d’émail coloré (smalti filati).

Paillon (n.m)
Technique consistant à placer une feuille de métal sous une pierre pour en augmenter l’éclat. Citons, pour exemple, le Grenat de Perpignan.
Le paillon est une feuille d’argent battue, recouverte d’un côté de la couleur voulue selon la pierre à monter. Mais la colorisation de l’argent battu semble si complexe que sont aujourd’hui utilisés des paillons “fantaisie”.

Poissardes (n.f.pl)
Boucles d’oreilles articulées d’origine provençale, avec une retenue en S destinée à consolider l’attache de ces légers pendants, elles sont très en vogue entre 1790 et 1810. Elles devraient leur nom aux poissardes, qui les portaient à l’origine – vendeuses de poissons ou femmes du peuple enrichies.

Serpent (n.m)
Emblème des pharaons, tentateur d’Ève, le serpent se retrouve à l’honneur des bijoux sentimentaux des romantiques du 19ème siècle. Se mordant la queue, il forme un cercle parfait et devient le symbole d’un amour infini. Cette époque voit aussi l’émergence de mouvances occultistes où le serpent tient une place de choix, étant doté des dons de sagesse et de transformation.